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ESSENS Sàrl • Présentation 2026

Introduction aux risques psychosociaux et au rôle de la Personne de Confiance

Employés Cadres Directions RH
Parcours Juriste, DRH et spécialiste du droit du travail

Études de droit à l’Université de Genève, carrière de DRH et brevet en droit du travail.

Expertises PCE, médiation, soutien psychosocial et santé mentale

Une pratique de terrain construite entre prévention des RPS, accompagnement et résolution des tensions.

Fonctions Une légitimité institutionnelle et internationale

Présidente au Tribunal des Prud’hommes et juge assesseur, avec expérience en Europe, USA, Afrique et Asie.

Fil conducteur

Le déroulé de la présentation

La page reprend la logique du PowerPoint, mais en la transformant en parcours narratif continu : comprendre les RPS, repérer leurs mécanismes, mesurer les impacts et clarifier le rôle de la Personne de Confiance.

I

Introduction

Mission, posture et objectifs de prévention alignés avec le bien-être au travail.

II

Origine et définition

Comment la notion de RPS s’est imposée et pourquoi elle reste difficile à diagnostiquer.

III

Facteurs et conséquences

Les déclencheurs les plus fréquents et leurs effets sur les individus et l’organisation.

IV

Un enjeu majeur

Pourquoi les RPS concernent autant les TPE et PME que les grandes organisations.

V

Les 7 RPS

Un panorama simple des situations à surveiller pour parler un langage commun.

VI

Obligations de l’employeur

Cadre légal suisse et mesures concrètes attendues en matière de prévention.

VII

La Personne de Confiance

Un rôle indépendant, utile à l’organisation et accessible à l’ensemble des collaborateurs.

Prévenir. Détecter. Dialoguer. Agir. Réparer.

I • Introduction

Une mission simple : anticiper, apaiser et renforcer durablement l’organisation

Les RPS ne se traitent pas uniquement quand la crise éclate. La prévention sert à mieux anticiper leur émergence, à réduire les tensions et à éviter des conséquences coûteuses pour les collaborateurs comme pour l’entreprise.

Ma mission

  • Aider les acteurs de l’organisation à mieux anticiper l’émergence des RPS.
  • Gérer efficacement et sereinement les situations délicates.
  • Réduire les tensions et les risques de conflit avant qu’ils ne s’enracinent.
  • Prévenir les impacts négatifs sur la santé, la collaboration et la performance.
« Mieux vaut prévenir que guérir » reste la meilleure logique de gestion des RPS.

Objectifs alignés avec le SECO

Bien-être Maintenir un environnement de travail sain et soutenant.
Performance Préserver l’efficacité, la productivité et l’engagement.
Résilience Renforcer la capacité à faire face aux défis et aux transformations.
Durabilité Inscrire les pratiques managériales dans le temps long.

II • Origine et définition

Les RPS sont nés d’une même question : que produit réellement le travail sur la santé ?

La notion s’est construite progressivement avec l’industrialisation, l’intensification du travail et les recherches sur le stress, le burnout et l’ergonomie psychologique.

1970–80

Premières recherches

Le lien entre environnement de travail, santé mentale et santé physique commence à être documenté.

1998

Reconnaissance OMS

Le Congrès de l’OMS reconnaît les RPS comme un enjeu de santé publique et de politique du travail.

Aujourd’hui

Un sujet de gouvernance

La notion s’intègre progressivement dans les pratiques managériales, la RSE et le droit du travail.

Définition de référence

Les RPS désignent des risques pour la santé mentale, physique et sociale, liés aux conditions d’emploi ainsi qu’aux facteurs organisationnels et relationnels.

Au croisement des sphères Le personnel et le professionnel interagissent souvent.
Signaux faibles Leur détection est délicate et parfois subjective.
Origines multiples Les causes sont rarement uniques, mais plutôt cumulatives.

III • Facteurs et conséquences

Les RPS naissent rarement d’un seul événement : ils résultent souvent d’un faisceau de facteurs

Le SECO identifie plusieurs catégories majeures. À celles-ci s’ajoutent souvent la culture d’entreprise, la communication et la qualité de l’encadrement.

Charge de travail

Cadences, intensité et horaires qui empêchent la récupération.

Organisation

Rôles flous, responsabilités mal réparties et priorités contradictoires.

Autonomie

Marge de manœuvre insuffisante ou sentiment de perte de contrôle.

Exigences émotionnelles

Charge relationnelle, confrontation à la détresse ou forte pression sociale.

Relations interpersonnelles

Tensions, isolement, comportements inadaptés ou manque de soutien.

Situation personnelle

Le travail peut accentuer des vulnérabilités déjà présentes.

Conditions de travail

Sécurité, outils, ergonomie, espaces et environnement matériel.

Culture d’entreprise

Normes implicites, silence organisationnel et tolérance à l’inacceptable.

Dialogue et management

Qualité de la communication, du feedback et de la gestion des ressources.

Pour l’organisation

  • Dégradation du climat social.
  • Déclin dans la créativité et l’innovation.
  • Hausse des coûts cachés, plaintes et turn-over.
  • Détérioration de l’image employeur et de la réputation.

Pour les collaborateurs

  • Perte de confiance et désengagement.
  • Baisse de la performance et du rendement.
  • Atteintes à la santé physique, psychologique et sociale.
  • Retentissement sur la vie privée et la capacité de récupération.

IV • Un enjeu majeur

Les RPS touchent toutes les tailles d’organisation et peuvent produire un effet domino

Dans une TPE ou une PME, quelques tensions suffisent à fragiliser l’ensemble du collectif. Dans une grande organisation, les enjeux de gouvernance, de réputation et de conformité se complexifient rapidement.

Dominos illustrant l'effet en chaîne
Un RPS mal traité se propage souvent de personne en personne, puis d’équipe en équipe.

Chiffres clés en Suisse

Épuisement émotionnel
30,3%
Stress fréquent au travail
42,4%
Joignabilité hors horaires
27,8%
6,5 mia CHF perdus en productivité à cause du stress.
29% de taux de stress élevé dans la santé et l’action sociale.
55% des moins de 29 ans montreraient des signes de détresse psychologique.

Pourquoi c’est un enjeu stratégique

TPE / PME Grandes organisations
Forte proximité entre les collaborateurs et impact rapide des tensions. Défis de gouvernance, de coordination et de cohérence managériale.
Ressources limitées pour absorber les arrêts maladie ou les conflits. Risques accrus sur la réputation, la marque employeur et la conformité.
Climat social très sensible aux signaux faibles. Besoin d’outils robustes de prévention, d’alerte et de contrôle.

V • Les 7 risques psychosociaux

Sept familles de situations à savoir nommer, reconnaître et traiter

Les causes et les conséquences peuvent se cumuler. L’objectif n’est pas de tout médicaliser, mais de disposer d’un langage clair pour repérer les situations à risque.

1. Stress chronique

Quand la pression devient continue et que la récupération n’est plus possible.

2. Burnout

Épuisement profond, désengagement et perte d’efficacité liée à un déséquilibre durable.

3. Harcèlement psychologique

Comportements hostiles répétés, humiliation, mise à l’écart ou déstabilisation.

4. Harcèlement sexuel

Propos, gestes ou comportements non désirés qui portent atteinte à la dignité.

5. Surveillance technique abusive

Contrôle disproportionné ou non autorisé des personnes et de leurs activités.

6. Addictions

Comportements ou consommations utilisés comme compensation, fuite ou auto-régulation.

7. Conflits

Blocages relationnels, malentendus ou oppositions qui s’installent et s’enveniment.

VI • Obligations de l’employeur

En Suisse, la protection de la santé et de l’intégrité personnelle n’est pas optionnelle

L’employeur doit prendre les mesures que l’expérience, la technique et les conditions d’exploitation rendent nécessaires pour protéger la santé des collaborateurs.

9 mesures concrètes inspirées des directives SECO

Déclaration de principe de la Direction.
Implication des collaborateurs dans l’identification des dangers.
Tolérance zéro face aux comportements inadéquats.
Information, sensibilisation et formation régulière des cadres.
Rôles des acteurs internes et externes clarifiés.
Mise à disposition d’une Personne de Confiance ou équivalent.
Procédures de signalement et de traitement connues.
Inventaire clair des sanctions possibles.
Mécanismes de contrôle interne et externe.

VII • La Personne de Confiance

Une ressource indépendante au service de l’organisation et de ses collaborateurs

La Personne de Confiance ne remplace ni la hiérarchie, ni les RH, ni la direction. Elle apporte un regard extérieur, neutre, formé et accessible pour prévenir, écouter, orienter et aider à restaurer un dialogue de qualité.

Ses fondamentaux

Hors hiérarchie Indépendante, neutre et impartiale.
Accessible Connue des collaborateurs et simple à contacter.
Formée Bonne connaissance du droit du travail et de l’écosystème.
Utile à tous Personnes concernées, témoins, managers et parties prenantes.

Ce qu’elle permet concrètement

  1. Écouter activement la situation dans son ensemble, avec confidentialité.
  2. Aider la personne à prendre du recul et à clarifier ses besoins.
  3. Identifier les options, procédures et interlocuteurs pertinents.
  4. Favoriser, lorsque c’est adéquat, la reprise du dialogue et la résolution amiable.
  5. Réaliser un suivi ou participer à une rencontre avec l’accord des parties.

Ce qu’elle ne doit pas devenir

Ni alibi pour la direction, ni “fusible”, ni moyen d’externaliser la souffrance. La PCE apporte un regard complémentaire et peut relayer des constats, produire des rapports anonymisés et recommander des pistes d’action.

Mains symbolisant l'écoute et le soutien

Personne de Confiance et médiateur : deux rôles complémentaires

Personne de Confiance Médiateur
Acteur clef dans la prévention et la détection des situations à risque. Intervient principalement au moment du conflit ouvert.
À disposition via une permanence ou un accès identifié dans l’organisation. Cadre ponctuel centré sur la résolution du différend.
Peut proposer des pistes de réflexion et accompagner certaines démarches. Facilite le dialogue sans être censé proposer la solution à la place des parties.
Contribue à faire remonter des signaux faibles et des points de vigilance. Peut aider à formaliser un accord si les parties y parviennent.

Clôture

Merci pour votre temps et votre attention

Questions & échanges

Sources mentionnées dans le support original : SECO, Job Stress Index 2022, Travail.Suisse 2025, OFS 2024, OMS, cadre légal suisse et jurisprudence fédérale citée.